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L'histoire de Bezons

 
UN PEU D'HISTOIRE



Mairie de Bezons
Rue de la Mairie
95875 Bezons
Tél : 01 34 26 50 00
Fax : 01 30 76 06 60

Quatre cents habitants au XVIIIe siècle, vingt-cinq mille au XXe. Trois cent trente-deux hectares de terres cultivées ont laissé place aux usines, aux cités, aux pavillons... En deux cents ans, le village est devenu une ville.
Si la découverte de vestiges ont permis de faire remonter l’existence de ce village à l’époque gallo-romaine, Bezons prend véritablement ses origines dans l’existence d’un bac sur la Seine qu’empruntaient Henri IV et Louis XIII pour aller chasser à Saint-Germain.

Ces terrains de chasse appartiendront jusqu’en 1789 au comte d’Artois (futur Charles X) et seront par la suite vendus comme biens nationaux ; des militaires, gardes suisses se fixant au pays et y faisant souche comme Schmitz, cabaretier en 1765.
Une légende, évoquée dans un roman d’Auguste Maquet, veut que Gabrielle d’Estrées, maîtresse d’Henri IV, ait habité Bezons, en son château. La belle Gabrielle mourut mystérieusement en 1599 alors qu’elle cherchait à se faire épousée par le roi dont elle eut deux filles.


 
La famille Bazin

Bezons fut longtemps possédé par la famille Bazin, une famille de marchands d’étoffes de Troyes qui fut anoblie et qui comptera au XVIIe siècle un maréchal de France. Les Bazin étaient propriétaires d’un très beau château comptant une importante ferme dont un énorme colombier. Démoli en 1936, il ne reste aujourd’hui aucun vestige de cet ancien corps seigneurial.
Bezons fut longtemps réputé pour être un lieu de villégiature de la population parisienne où l’on venait goûter les plaisirs champêtres. La Foire de Bezons, fête patronale et corporative qui se déroulait le premier dimanche après le 30 août, en est la plus forte illustration. Cette foire connut un grand succès en raison de son originalité mêlant cérémonies religieuses, vente de produits du terroir et importantes attractions. La foire subsiste, aujourd’hui encore, sous la forme d’une fête locale.
Au lendemain de la période révolutionnaire, peu marquée dans ce village, Bezons compte 500 habitants, essentiellement de pauvres cultivateurs. L’essentiel de son territoire est d’ailleurs consacré à l’élevage ainsi qu’à la culture céréalière, à la vigne et aux primeurs. Napoléon Ier y fit édifier un premier pont, inauguré en 1811 et complété en 1843 par un pont du chemin de fer effectuant la liaison vers Rouen. La commune demeure au XIXe siècle un lieu de promenade agréable pour les citadins parisiens. Un des plus illustres visiteurs et ambassadeurs fut l’écrivain Guy de Maupassant. Celui-ci venait régulièrement y faire du canot.



 
L'industrialisation des bords de Seine

Usine La Cellophane en 1920
L’urbanisation de Bezons commence avec son industrialisation sur les bords de Seine : une première usine de fabrication du caoutchouc en 1863 devenue en 1877 une société de téléphones, plus tard un chantier naval de 200 à 300 ouvriers, une usine de moteurs à la limite de la ville, Otis-Pifre, La Cellophane, Le Joint français... Entre 1871 et 1891 la population s’accroît de 60 %. Bezons connaît alors la construction d’une école et d’une mairie, l’installation du gaz ainsi que d’un bureau de postes et de télégraphes. Bezons devient une ville.



 
Les guerres mondiales
 
La guerre de 1914-18 frappe durement cette ville en expansion : sur les 4.980 habitants de 1911, 255 sont tués ou portés disparus. Il en restera un sentiment profond contre la guerre.
En 1919, Bezons élit une municipalité socialiste, composée aux trois quarts d’ouvriers, qui refuse l’édification d’un monument aux morts. Au congrès de Tours, Bezons rejoint l’Internationale communiste et la ville devient municipalité communiste. Elle le demeure, depuis toujours. En 1930 la ville a accueilli ainsi la Fête de l’Humanité au parc Sacco et Vanzetti. Aux élections de 1935, elle publie une brochure bilan de son activité, préfacée par Marcel Cachin sous le titre de « Salut, Bezons la Rouge ».
Durant la Seconde Guerre Mondiale, la ville, ardemment antifasciste, supporte mal l’occupation nazie. Très vite, au lendemain de la Défaite, elle connaît la répression mais aussi la lutte contre l’occupant : ce sont distributions de tracts, prises de parole au cinéma, sabotages,...
Le Député de la circonscription Gabriel Péri est fusillé. Dix résistants bezonnais seront exécutés de 1940 à 1944. Parmi eux, Louis Champion qui avait combattu dans les Brigades Internationales en Espagne. D’autres sont déportés, quinze mourront dans les camps, quelques uns reviendront. Des habitants seront déportés parce qu’étant juifs.
En 1944, beaucoup de jeunes, dans les rangs des Forces Française de l’Intérieur, combattront l’armée allemande dans les localités voisines, quelques uns s’enrôleront pour la durée de la guerre dans l’armée. L’épuration menée dans l’administration par l’occupant allemand amène également son lot de personnalités rendues tristement célèbres par leurs exactions : En 1940, le docteur Hogarth, médecin-chef du dispensaire est révoqué, parce que de nationalité haïtienne. Il est remplacé par le docteur Louis Ferdinand Destouches, plus connu sous le nom de Louis-Ferdinand Céline, lequel assure le régime de Vichy de sa fidélité au nom de la lutte antijuive. La libération, le 25 août 1944, est vécue dans un immense enthousiasme.
Bezons a par la suite poursuivi son développement avec le temps de la reconstruction et la période des Trente Glorieuses. La présence d’importantes usines lui confèrent alors une image démarquée de celle d’une simple ville dortoir. En même temps que Bezons connaît la construction de petits îlots de logements collectifs pour répondre à la demande d’une population croissante, la ville développe et maintient un important tissu pavillonnaire.
L’accroissement de sa population s’accompagne durant cette période d’un important développement des équipements et services publics offerts à la population : équipements sportifs, crèches, écoles, centre de santé,... A l’image de l’ensemble des communes composant le bassin industriel parisien, la ville se voit lentement foudroyée par la crise économique démarrée au début des années 1970.



 
Le blasonnement

Parti : de gueules à la roue d'engrenage d'or enfermant une fontaine fascée ondée d'argent et d'azur de six pièces, ladite roue tenue par deux dextrochères et un senestrochère nus d'argent posés en pairle mouvant de la pointe et des angles supérieurs de l'écu ; au chef cousu d'azur chargé de trois couronnes ducales d'or
 


Bezons est une ville française, située dans le département du Val d’Oise et la région d’île de France. La ville de Bezons est le chef-lieu du canton. Ses habitants sont appelés les Bezonnais et les Bezonnaises.
La commune s'étend sur 4,2 km² et compte 28 330 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 6 810,1 habitants par km², Bezons a connu une nette hausse de 10,0% de sa population par rapport à 1999.
Entourée par les communes de Colombes, Argenteuil et Houilles. Bezons est située à 2 km au Sud-est d’Houilles plus grande ville aux alentours.
Située à 30 mètres d'altitude, Le fleuve est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Bezons.
La commune est proche du parc naturel régional du Vexin français parc naturel à environ 17
km.