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L'histoire de Houilles

UN PEU D'HISTOIRE



Marie de Houilles
16, rue Gambetta
78 805 Houilles Cedex
Tel : 01.30.86.32.32 Fax : 01.39.13.00.26


 
L'histoire de Houilles est celle d'un petit village rural de la Boucle de Montesson, devenu une des principales villes des Yvelines. L'arrivée du chemin de fer, au milieu du XIXe siècle, a été l'élément déterminant du développement de la commune.
Le train nous a aussi amené un personnage célèbre : Victor Schœlcher, qui choisit à Houilles sa maison de campagne.


 
Des drakkars au chemin de fer
 
Houilles est une ancienne cité : des traces d'habitat mérovingien (Ve, VIe siècles) ont été trouvées dans le quartier du Tonkin. Les Vikings l'auraient pillée en 846. Au début du XIIIe siècle, le cartulaire de Notre-Dame de Paris (document qui recense les biens de l'Église) mentionne la paroisse d'"Ecclesia Holles". Au XVIe siècle, le village est entouré de murailles et son accès est protégé par quatre portes. Aujourd'hui le tracé des rues de Metz et de Strasbourg correspond à l'ancien chemin de ronde. Plusieurs textes du XVIIe siècle font mention de la plaine de Ouille(s). Celle-ci est alors le lieu de grandes chasses royales et de pacages pour les moutons, de là le choix du faucon sur les armoiries de la ville ; quant aux moutons (oves = brebis en latin) ils sont probablement à l'origine du nom de la ville : Ouille(s) puis Houilles.


Le village est peu peuplé, 346 âmes en 1728, pas beaucoup plus au début du XIXe siècle. Il est enclavé dans une boucle de la Seine. Pour aller à Paris il faut passer le bac à Bezons, et celui-ci est impraticable trois mois par an. Les habitants vivent au rythme des saisons, des récoltes mais aussi des vendanges car Houilles produit du vin rouge à partir du cépage " picolo " (auquel on doit l'expression " picoler " !)
L'arrivée du chemin de fer, en 1841, sera un élément déterminant dans l'évolution de ce village. Désormais reliée à Paris, Houilles va subir l'influence de la capitale et entamer sa longue mutation de village en commune de banlieue.


 
Du village à la Ville
 
Dès 1850, la population s'accroît sensiblement. Certains ouvriers de la compagnie des chemins de fer s'installent définitivement à Houilles. Ils sont rejoints par les provinciaux, attirés par les emplois qu'offre la capitale. Houilles passe ainsi de 299 maisons en 1851 à 580 en 1896.
Évolution du nombre d'habitants :

1851 : 1 185 habitants
1896 : 2 271 habitants
1901 : 3 691 habitants
1911 : 7 092 habitants
1921 : 10 237 habitants
1946 : 20 000 habitants
1968 : 29 338 habitants
1999 : 30 027 habitants
2008 : environ 31 000 habitants

Maraîchers et cultivateurs voient leur nombre diminuer au profit d'employés et d'ouvriers. Ces effets de la révolution industrielle entraînent la modernisation de la ville : dès 1869 les rues sont éclairées au pétrole l'hiver ; en 1875 l'eau potable est installée ainsi que le gaz en 1877.
Le drainage difficile des terrains implique la construction des premiers égouts en 1886 ; les premiers groupes scolaires sont érigés (1910). La ville est déjà réputée pour son marché.
Malgré l'hémorragie humaine liée à la guerre de 14/18, la ville continue sa croissance.
En 1923, dans son projet d'urbanisme, l'ingénieur Guinaud imagine une ville de 40 000 habitants. Il prévoyait l'annexion de territoires jusqu'à la Seine (sur Bezons et Carrières) pour y construire un port ! Également projeté : un espace boisé sur la colline dominant la ville, autour de la rue de Jemmapes, avec une grande salle des fêtes et un centre sportif, ainsi que l'extension et l'aménagement de la gare. Mais la faiblesse des finances communales, la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale anéantiront ce rêve.

 
Houilles en guerre
 
La présence d'une gare importante et de l'usine aéronautique Hispano-Suiza, installée dans les carrières, explique l'arrivée immédiate des Allemands, dès le 29 juin 1940. À partir de juin 1941, la marine de guerre allemande (Kriegsmarine) commence la fabrication de torpilles.
De nombreux actes de sabotage, souvent en relation avec les cheminots, émaillent la période de l'Occupation. Les actions individuelles, ou organisées dans des réseaux, sont nombreuses dans notre ville. En août 1944, les F.F.I. déplacent un train de munitions prêt à sauter en gare de Houilles. Le 25 août, les Allemands détruisent, avec des dégâts limités, l'arsenal et s'enfuient. La ville est libérée. La marine française prend possession de l'arsenal et crée ce qui est aujourd'hui le " Centre commandant Millé ", qui abritait notamment, jusqu'à l'été 2000, le commandement de la Force océanique stratégique.
Après la guerre, la vie reprend son cours et Houilles continue à se développer. À la fin des années 60, un gigantesque projet urbain voit le jour, qui prévoit la réalisation d'une ville faite de tours et de pyramides, portant à 50 000 habitants la population de la commune. Seuls quelques immeubles seront effectivement construits : Pharaon, Genêts, Hildebrandt, Michelet. Depuis la fin des années 60, le nombre d'habitants a très peu évolué, se stabilisant autour de 30 000.

 
 
Blasonnement
 
De gueules au dextrochère ganté d'argent mouvant du canton senestre de la pointe, tenant un faucon d'or chaperonné et longé de sable, à la bordure d'or chargée de huit champignons de sable.
Commentaires :La ville s'est dotée d'un blason en
1943. Créé par Renée Louis, celui-ci reflète l'histoire de la cité. Le motif principal est une main gantée sur laquelle se tient un faucon de chasse. La bordure est ornée de champignons et un mur de fortification couronne l'ensemble.


 
 
 

Situation géographique

La commune de Houilles, presque totalement urbanisée, se trouve dans une boucle de la Seine. Elle est limitrophe de Sartrouville au nord-ouest, de Bezons à l'est, de Carrières-sur-Seine au sud-ouest. Elle se situe à 7 kilomètres au nord-ouest de Paris et s'étend sur 441 hectares.

Elle est desservie par la route départementale D308 qui relie Paris à Poissy, par la route départementale D311 qui relie Houilles à Saint-Germain-en-Laye et par la ligne ferroviaire Paris-Saint-Lazare-Rouen sur laquelle circulent aussi les RER A.

La gare de Houilles - Carrières-sur-Seine est le point de jonction de la ligne SNCF venant de Saint-Lazare, qui permet de rejoindre Paris en 10 minutes par des trains directs, et de celle du RER venant de La Défense (accessible en 6 minutes) et sert notamment de gare de correspondance pour les usagers du bassin mantois (Mantes-la-Jolie). C'est l'une des gares les plus fréquentées de l'ouest parisien, avec plus de 24 000 voyageurs par jour.